True North Salmon

Q. Des médicaments ou des antibiotiques sont-ils utilisés en salmoniculture?

R. Comme salmoniculteurs, nous élevons du saumon — de l'œuf jusqu'à l'assiette — dans des piscicultures dûment autorisées et réglementées, et celles-ci sont établies dans les eaux pures de la baie de Fundy, de l'océan Atlantique et du golfe du Maine. À l'instar des humains et des animaux élevés sur la terre, les poissons d'élevage peuvent être victimes de pathogènes et de parasites infectieux naturellement présents dans l'environnement.

Cooke Aquaculture adopte une approche préventive à l'égard des maladies et de la gestion sanitaire, en faisant appel à de bonnes méthodes d'élevage et d'alimentation à toutes les étapes du cycle de vie des poissons. Seuls des poissons sains peuvent être transférés de nos écloseries au milieu marin. Lorsque les poissons se retrouvent dans nos piscicultures en mer, ils sont protégés grâce à notre système de gestion à trois bassins, avec périodes de jachère et mesures de biosécurité très strictes, à la surveillance exercée de façon courante par nos professionnels de la santé des poissons, ainsi qu'à nos procédures de récolte et de transport sans cruauté. Nous ne donnons jamais d'antibiotiques à des fins préventives et nous n'utilisons pas d'hormones de croissance. Lorsqu'ils sont prescrits par des vétérinaires pour guérir une infection, les antibiotiques sont distribués avec modération et dans des conditions rigoureusement contrôlées. Nous respectons également les délais d'attente prescrits et avant de procéder à la récolte, nous soumettons les poissons à des tests portant sur les seuils de tolérance aux résidus. Les limites maximales de résidus pour les médicaments sont établies par la FDA aux États-Unis et l'Agence canadienne d'inspection des aliments au Canada. Elles sont équivalentes à celles qui s'appliquent à l'utilisation de médicaments pour d'autres animaux destinés à l'alimentation.

Nous suivons un code de pratiques de l'industrie et nous nous conformons à un système complexe de lois et de règlements fédéraux et provinciaux régissant la santé des poissons, la gestion environnementale, la sécurité alimentaire et la traçabilité des aliments.

Q. Les saumons d'élevage sont-ils colorés artificiellement?

R. La couleur des saumons sauvages et des saumons d'élevage, qui va de l'orangé au rouge, est attribuable à la présence de pigments caroténoïdes. Ces pigments sont importants pour l'alimentation des saumons et des humains, car ils ont de précieuses propriétés antioxydantes.

Les saumons sauvages se nourrissent de krill, de zooplancton, de petits poissons et de crustacés renfermant des caroténoïdes. Ces agents de coloration naturels sont absorbés par les saumons, et ils donnent aux tissus musculaires et aux œufs leur couleur caractéristique. De nombreux caroténoïdes sont naturellement présents dans les aliments, dont les carottes. Les caroténoïdes que l'on retrouve dans les poissons sont appelés xanthophylles; ils comprennent notamment l'astaxanthine et la cantaxanthine.
Les saumons sont incapables de synthétiser ces pigments et ils doivent donc les absorber dans leur alimentation. Dans le cas des saumons d'élevage, les pigments peuvent provenir de crustacés, de culture de levure ou d'autres produits semblables dans la nature; l'ajout de tous ces produits dans l'alimentation des saumons et des truites d'élevage a été autorisé.

Q. Comment True North Salmon protège-t-il ses poissons?

R. Nous employons des méthodes douces et indolores pour protéger nos stocks de poissons contre les menaces naturelles pendant tout leur cycle de croissance.
Dans le cadre des soins prodigués aux stocks de géniteurs (reproducteurs mâles et femelles), aux œufs et aux alevins, nous nous assurons que des mesures de biosécurité très strictes sont appliquées par tous les employés et les visiteurs dans nos sites en eau douce. Ceux-ci doivent se désinfecter les mains et les chaussures avant d'entrer à l'intérieur des sites, et d'autres mesures de désinfection sont prévues à diverses étapes pendant les visites.
Pour l'empoissonnement dans l'océan Atlantique Nord, True North Salmon fait appel à GMG, sa division spécialisée dans la fabrication d'équipement, afin qu'elle l'aide à contenir les saumons et à les protéger contre les éléments naturels et les prédateurs. GMG conçoit et construit des cages et des systèmes d'ancrage permettant d'assurer la sécurité des piscicultures et des poissons. Elle fabrique également des filets avec des matériaux résistants comme le Dyneema(servant aussi à la confection de vestes pare-balles), qui assurent le confinement des poissons, laissent passer l'oxygène et gardent les prédateurs à l'extérieur.

Q. Qu'en est-il des poux du poisson?

Les poux du poisson étaient naturellement présents dans la baie de Fundy et le long de la côte atlantique bien avant le début des activités de pisciculture. Deux espèces de poux s'attaquent aux saumons sauvages au moment où ceux-ci quittent la haute mer afin de remonter les rivières pour frayer. Lorsque l'élevage commercial a commencé, la santé des poissons d'élevage est devenue très importante, et elle est beaucoup plus facile à surveiller que celle des poissons sauvages. Nous en savons par conséquent beaucoup plus sur la biologie des poux du poisson, leurs effets sur les saumons d'élevage et les mesures à prendre pour lutter contre ces parasites. Nous limitons les infections au pou du poisson dans nos piscicultures grâce à de bonnes pratiques d'élevage, à des processus évolués de gestion des sites, ainsi qu'à certaines interventions biologiques et médicales sous la direction et la supervision de nos vétérinaires. Ces mesures sont nécessaires pour protéger le milieu ambiant et assurer le bien-être de nos saumons.

La Fédération du saumon atlantique, un organisme de conservation voué à la sauvegarde du saumon atlantique sauvage, suit l'évolution du saumon sauvage dans la rivière Magaguadavic, près des sites d'aquaculture de la baie de Fundy. Selon les études réalisées dans cet organisme dans la baie de Fundy, les poux du poisson provenant des piscicultures n'infectent pas les saumons sauvages.

Pour que nos poissons demeurent en santé et que nous puissions continuer d'exercer nos activités, nous avons dû mettre en œuvre un programme de surveillance des poux du poisson dans nos sites d'exploitation. Nous appuyons également les recherches sur la biologie et la gestion des poux du poisson, et nous collaborons avec des vétérinaires, des fonctionnaires et des scientifiques en autorisant l'accès à nos piscicultures pour d'importants projets de recherche.

Q. Les saumons s'échappent-ils des piscicultures?

R. Il arrive effectivement que des saumons s'échappent de nos piscicultures, mais les taux d'échappement sont extrêmement faibles. Généralement, les échappements se produisent pendant la manipulation ou le déplacement des filets, lorsque le temps est très mauvais, lors d'attaques par des prédateurs ou dans les cas de vandalisme. Grâce à notre partenariat avec GMG et à la conception d'équipement innovateur, nous sommes parvenus à mettre au point des systèmes de confinement de pointe qui réduisent les risques d'échappement et permettent même à nos piscicultures de résister à des tempêtes ayant la force d'un ouragan.

Q. La salmoniculture est-elle responsable de la prolifération des algues et de l'empoisonnement des crustacés?

R. La multiplication des algues peut survenir en mer ou dans un système d'eau douce. Cette prolifération peut parfois être détectée par la décoloration de l'eau et elle peut aussi se produire assez subitement. Il n'existe pas de données ni de preuves scientifiques démontrant que la salmoniculture entraîne une prolifération des algues. Parce que nos poissons sont eux-mêmes affectés par ce phénomène, nous collaborons avec des scientifiques locaux dans le cadre de programmes de surveillance et de recherche.

Q. Les saumons vivent-ils dans des conditions de promiscuité?

R. Il est essentiel pour nous d'assurer la santé et le bien-être des poissons que nous élevons. Pour que ceux-ci aient le meilleur goût possible, nous devons en prendre grand soin. Nous veillons à ce qu'ils ne souffrent pas de la faim et nous leur évitons d'être exposés à la souffrance, aux blessures, à la peur et à la détresse. Nous voulons qu'ils soient libres d'adopter un comportement normal. À cette fin, nous avons établi que les densités maximales d'empoissonnement dans nos sites ne devaient pas dépasser 2 ou 3 %. Les poissons peuvent donc se comporter normalement et nager librement dans leur milieu naturel.